À quoi sert ce modèle de contrat ?
L'employeur qui notifie une décision de sanction emportant modification du contrat de travail doit faire la proposition de modification au salarié sans pouvoir imposer directement cette modification disciplinaire.
Par conséquent, l'employeur ne notifie pas une sanction d'application automatique, mais une possibilité de sanctionner de cette façon, sous réserve de l'accord du salarié.
Bon à savoir : dès lors que le salarié refuse la rétrogradation, l'employeur ne peut pas la mettre à exécution. Par conséquent, l'employeur peut prononcer une autre sanction, y compris un licenciement pour faute (Cass. soc., 9 octobre 2019, n° 18-18.146).
À noter : dès lors que le salarié refuse une rétrogradation entraînant une modification de son contrat de travail, notifiée après un entretien préalable, l'employeur n'est pas tenu de le convoquer à un nouvel entretien préalable s'il prononce une sanction de substitution, sauf si cette sanction de substitution est le licenciement (Cass. soc., 25 mars 2020, n° 18-11433). Un salarié qui accepte une rétrogradation disciplinaire dispose cependant du droit de contester la régularité et le bien-fondé de cette sanction (Cass. soc., 14 avril 2021, n° 19-12.180).