Le CDD est une solution d’embauche choisie par de nombreuses entreprises. Pourtant, celle-ci présente des inconvénients certains, pour le salarié comme pour l’employeur.
Limites du CDD pour le salarié
Pour le salarié, le CDD a des inconvénients incontestables. Ces désavantages sont principalement liés à la création d’une situation précaire à de nombreux points de vue :
- Précarité professionnelle : avec un CDD, il est difficile d’envisager une progression de carrière.
- Précarité sociale : en multipliant les CDD, il est difficile de se fixer. La mobilité oblige souvent à changer de lieu de vie régulièrement : déménagements, difficultés à créer un groupe d’amis, difficultés à fonder une famille, etc.
- Précarité financière : le CDD engendre des variations dans les finances, entre les périodes d’activité et de chômage. Il est alors difficile de gérer son budget mais aussi de faire des projets : trouver un logement, demander un crédit, etc.
Inconvénients du CDD pour l’employeur
L’employeur voit souvent dans le CDD de multiples avantages, notamment une grande souplesse. Toutefois, même pour lui, ce moyen d’embauche revêt de nombreux inconvénients :
- Perte de temps : il faut former le nouveau salarié, ce qui ralentit la cadence de travail.
- Perte d’argent : un salarié en CDD coûte cher : paiement des congés, paiement de la prime de précarité, etc.
- Perte de cohésion : il est difficile de créer un esprit d’équipe dans une entreprise qui possède un turn-over important.
D’autre part, le contrat de travail à durée déterminé est assez rigide :
- il ne peut être conclu que dans des cas spécifiques énumérés par les articles L. 1242-2 et suivants du Code du travail ou dans le cadre de CDD spéciaux (CDD sénior, CDD d’insertion, contrat doctoral de droit privé, etc.) ;
- il est impossible de rompre le contrat avant son terme ;
- sauf en cas de faute lourde ou cas de force majeure.