Pour les salariés du secteur privé comme pour les fonctionnaires, le travail à temps partiel peut avoir des conséquences néfastes sur les droits à la retraite. En effet, le travailleur à temps partiel voit logiquement sa retraite réduite par rapport au salarié travaillant à temps complet.
Cependant, depuis une réforme datant de 2003, les salariés à temps partiel du régime général peuvent, sous certaines conditions, cotiser sur la base de ce que serait leur salaire à temps plein. Le but de cette disposition : améliorer la future pension. La possibilité de surcotiser est également ouverte aux salariés qui cumulent plusieurs emplois à temps partiel, pour chacun de ces emplois.
Quels sont les risques du temps partiel sur la pension de retraite ?
Une rémunération parfois insuffisante pour valider l’ensemble des trimestres
En principe, pour valider un trimestre de retraite, il est nécessaire de cotiser sur la base d’un salaire égal à 150 fois le Smic horaire brut. Par ailleurs, il n’est pas possible de valider plus de 4 trimestres pour une même année et ce, même si le salarié cotise sur une base supérieure à 4 fois le minimum nécessaire pour valider un trimestre.
Les salariés qui travaillent à temps partiel perçoivent parfois une rémunération insuffisante pour valider les 4 trimestres annuels. Par conséquent, à la fin de leur carrière, le salarié n’a pas toujours comptabilisé le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein.
Une pension d’un niveau inférieur
La pension de retraite des salariés du secteur privé est calculée sur la base du salaire moyen des 25 meilleures années. Ce salaire moyen est pris en compte à hauteur du plafond de Sécurité sociale. Et si le salarié travaille à temps partiel, le plafond de Sécurité sociale est réduit à hauteur du temps partiel.
Exemple : en 2023, un salarié qui travaille à 75 % perçoit un salaire annuel de 32 000 €. Ce salaire annuel ne sera pris en compte que pour 75 % de 46 368 € dans le calcul de la retraite, soit 34 776 €.
Qu’est-ce que la surcotisation pour le travail à temps partiel ?
Pour limiter les effets néfastes du temps partiel sur la retraite, la loi permet au salarié à temps partiel de surcotiser. La surcotisation est la possibilité de cotiser sur les heures non travaillées afin que les périodes travaillées à temps partiel comptent pour la retraite comme des périodes à temps complet. Ce temps plein reconstitué sert alors de base à la validation des trimestres de retraite.
Comment savoir si la surcotisation est intéressante ?
La surcotisation dans le régime de base peut permettre de valider davantage de trimestres.
En ce qui concerne le niveau de la pension de retraite, la surcotisation est intéressante si elle est versée au titre d’un salaire annuel assez élevé pour être comptabilisé dans les 25 meilleurs salaires annuels servant de base au calcul de la pension de retraite. Toutefois, selon l’âge du salarié et l’avancement de sa carrière, il est souvent difficile de savoir si l’année concernée fera partie ou non des 25 meilleures !