Le marché du travail correspond à l’endroit théorique où se rencontrent les offres et les demandes d’emploi.
Économiquement, le marché du travail est constitué autour de deux acteurs clés : les employeurs et les salariés.
Juridiquement, l’ensemble des règles régissant les relations entre un employeur et les salariés qui lui sont subordonnés est régi par le droit du travail qui est l’une des composantes du droit social.
Une récente étude de l’INSEE (2014) permet d’avoir une idée précise du marché du travail français. Nous en faisons le tour ici.
État des lieux du marché du travail
Selon l’INSEE, 25,8 millions de personnes avaient un emploi et 2,8 millions étaient au chômage en France et en France métropolitaine en 2014.
L’essentiel des emplois (77 %) est concentré dans le secteur tertiaire contre 13,1 % dans l’industrie, 6,3 % dans la construction et 2,8 % dans l’agriculture. Près de 9 actifs sur 10 sont des salariés.
Si on entre dans le détail :
- un peu plus des ¾ des actifs bénéficient d’un contrat à durée indéterminée (CDI), les jeunes récemment entrés sur le marché du travail, accédant moins souvent à ce type de contrat ;
- le sous-emploi touche particulièrement les employés non qualifiés. Massivement féminin, il s’établit à 6,4 % des actifs occupés ;
- en France métropolitaine, le chômage concernait 9,9 % des actifs (2014) ;
- un peu moins de 12 % occupant un emploi en France métropolitaine sont non-salariés, ce statut concernant deux fois plus d’hommes que de femmes ;
- en 2014, les salariés se répartissent désormais à parts égales entre hommes et femmes.
Marché du travail : marché « ouvert » et marché « fermé »
Le marché du travail est parfois divisé en deux avec le marché ouvert d’un côté et le marché fermé de l’autre. De quoi s’agit-il ?
- Le marché ouvert est directement identifiable à tous les candidats à travers les annonces, les agences de recrutement ou encore les chasseurs de têtes pour les travailleurs les plus diplômés. On estime à environ 20-30 % les poste pourvus par ce biais.
- Le marché fermé regroupe tous les emplois qui ne font pas l’objet d’annonces ou qui sont proposés à travers un canal non accessible à l’ensemble des demandeurs d’emploi. Selon les experts, cette méthode de recrutement est ultra-majoritaire puisqu’elle représenterait de 70 à 80 % des recrutements.
Encadrement législatif du marché du travail
Le droit du travail régit les lois s’appliquant au marché de l’emploi.
Il s’agit d’un corpus juridique codifiant les relations entre un chef d’entreprise et un salarié dans le cadre d’un contrat de travail.
En droit français, cette relation se manifeste par un lien de subordination juridique. À savoir, l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur, ce dernier ayant le droit de donner des ordres et des directives à un salarié, puis d’en contrôler l’exécution avec la possibilité de sanctionner le subordonné en cas de manquement.
Les normes du droit du travail ont des origines nationales (lois, décrets, etc.), internationales (Convention européenne des Droits de l’Homme, Organisation internationale du travail, etc.) ou professionnelles (conventions collectives). Elles s’appliquent notamment :
- au contrat de travail et au temps de travail ;
- aux congés ;
- aux négociations salariales ;
- à la représentativité syndicale ;
- aux conflits du travail ;
- au droit de grève ;
- etc.
Parmi les plus significatives, on peut citer :
- la promulgation de la loi instituant un congé annuel payé (1836) ;
- la semaine de 40 heures (1936) ;
- les conventions collectives et les procédures de conciliation et d’arbitrage dans les conflits collectifs du travail (1936) ;
- l’ordonnance sur la participation des salariés aux fruits de l’expansion des entreprises (1967) ;
- la loi relative à l’exercice du droit syndical (1968) ;
- la loi d’orientation et d’incitation relative à la réduction du temps de travail à 35 heures (1998) ;
- la loi relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d’administration et de surveillance et à l’égalité professionnelle (2011).
Marché du travail et horaires hebdomadaires
Selon l’INSEE, 18,9 % des personnes travaillaient à temps partiel en 2014, soit 0,5 point de plus qu’en 2013.
Le temps de travail hebdomadaire habituel, hors périodes de congés ou de récupération due à la réduction du temps de travail (RTT), est :
- de 23 heures pour les temps partiels ;
- de près de 41 heures pour les temps complets.
En France, un peu plus de 1,6 million de personnes sont en situation de sous-emploi en 2014, soit 6,4 % des actifs occupés
Il s’agit majoritairement de personnes en emploi à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, mais aussi de personnes en emploi, à temps partiel ou complet, connaissant une période de chômage technique ou partiel.