Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Durée du travail
  1. Accueil
  2. Entreprise et Vie Professionnelle
  3. Emploi
  4. Contrat de travail
  5. Contrat de travail
  6. Gestion du temps de travail et des absences au sein de l'entreprise
  7. Durée du travail

Modulation du temps de travail

Mis à jour le 20/04/2022

Temps de lecture estimé à 6 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google
Modulation du temps de travail
© Galina Peshkova/123RF
Durée du travail

Sommaire.

  1. Modulations du temps de travail : conditions de mise en œuvre
  2. Effets et limites de la modulation du temps de travail

La modulation du temps de travail est une exception aux trente-cinq heures hebdomadaires. En quoi consiste la modulation du temps de travail, comment est-elle mise en œuvre et quelles sont ses limites ? Le point maintenant.

Modulations du temps de travail : conditions de mise en œuvre

Par principe, la durée légale du travail effectif des salariés est fixée à trente-cinq heures par semaine civile (article L. 3121-27 du Code du travail). Des exceptions sont cependant légalement prévues telles que la modulation.

La modulation consiste en la mise en place d’une répartition des horaires sur une période déterminée, qui est supérieure à la semaine et au maximum d’une année. Depuis la loi Travail d’août 2016, un accord de branche peut aménager le temps de travail sur une période de référence supérieure à l’année dans la limite de trois ans (article L. 3121-44 du Code du travail). Deux hypothèses permettent de moduler le temps de travail.

Modulation prévue par la négociation collective

L’accord d’entreprise ou d’établissement ou, à défaut, la convention ou l’accord de branche, comporte les mentions suivantes (article L. 3122-2 du Code du travail) :

  • la période de référence, qui ne peut excéder un an ou, si un accord de branche l’autorise, trois ans ;
  • les conditions et délais de prévenance des changements de durée ou d’horaires de travail ;
  • les conditions de prise en compte, pour la rémunération des salariés, des absences ainsi que des arrivées et des départs en cours de période de référence ;
  • éventuellement, une limite annuelle inférieure à 1 607 heures pour le décompte des heures supplémentaires.

Si la période de référence est supérieure à un an, l’accord prévoit une limite hebdomadaire, supérieure à 35 heures, au-delà de laquelle les heures de travail effectuées au cours d’une même semaine constituent en tout état de cause des heures supplémentaires dont la rémunération est payée avec le salaire du mois pris en compte.

Lorsque l’accord s’applique aux salariés à temps partiel, il prévoit les modalités de communication et de modification de la répartition de la durée et des horaires de travail.

Bon à savoir

Le délai de prévenance en cas de changement de durée ou d’horaires (sauf modification expresse par l’accord) est de sept jours.

À l’appui de cet accord, constituent des heures supplémentaires et déclenchent le décompte de celles-ci (article L. 3121-44 du Code du travail) :

  • Les heures effectuées au-delà de 1 607 heures annuelles (ou de la limite annuelle inférieure fixée par l’accord).
  • Les heures effectuées au-delà de la moyenne de 35 heures hebdomadaires calculée sur la période de référence fixée par l’accord ou par décret (4 semaines).

L’accord peut prévoir que la rémunération mensuelle des salariés est indépendante de l’horaire réellement effectué et est calculée dans les conditions prévues par cet accord (article L. 3122-5 du Code du travail).

Toutefois, lorsque les heures supplémentaires sont accomplies au-delà des limites prévues par l’accord, elles sont payées avec le salaire du mois considéré.

À noter

À l’exception des salariés à temps partiel, la modulation ne constitue pas une modification du contrat de travail pour les salariés travaillant à temps plein. Elle ne constitue qu’une modification des conditions de travail et ne peut pas être refusée par le salarié. Ce refus constitue une faute pouvant justifier un licenciement (article L. 3122-6 du Code du travail).

Modulation prévue par l’employeur

Les dispositions légales (articles D. 3122-7-1 à 3122-7-3 du Code du travail) doivent être respectées :

  • Durée du travail : périodes de travail de 4 semaines maximum chacune.
  • Programme indicatif de la variation de la durée du travail établi et modifié par l’employeur après avis des représentants du personnel (comité d’entreprise ou, à défaut, délégués du personnel).
  • Délai de prévenance des salariés en cas de modification des horaires de travail : 7 jours ouvrés minimum.
Bon à savoir

En cas de temps partiel, si l’employeur ne respecte pas ce délai, le salarié peut demander la requalification de son contrat de travail à temps partiel en contrat de travail à temps plein. Toutefois, cette requalification ne peut être obtenue que si le changement d’horaires entraîne, pour le salarié, une impossibilité de prévoir son rythme de travail et donc l’obligation de se tenir à la disposition constante de l’entreprise (Cass. soc., 27 mars 2019, n° 17-21.543).

  • Communication au moins une fois par an aux représentants du personnel un bilan de la mise en œuvre de ce programme.

Entreprises concernées par les accords de modulation

Toutes les entreprises peuvent être concernées par un accord de modulation ou par la décision de l’employeur. Par exception, pour les entreprises qui travaillent en continu, l’organisation du temps de travail peut être organisée sur plusieurs semaines (plus de quatre) par simple décision de l’employeur (article L. 3121-46 du Code du travail).

À noter

La DREETS (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités, ex-DIRECCTE) a la possibilité d’infliger aux employeurs un avertissement ou une amende lorsque l’inspection du travail constate des manquements liés à la durée maximale du travail, au temps de repos ou au respect de la convention collective applicable. Cette amende – qui s’applique autant de fois qu’il y a de travailleurs concernés par le manquement –, peut atteindre jusqu’à 4 000 € (loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018pour la liberté de choisir son avenir professionnel).

Effets et limites de la modulation du temps de travail

Conséquences de la modulation pour l’employeur et le salarié

Pour l’entreprise, la modulation présente l’avantage de pouvoir moduler la durée du travail selon les semaines où l’activité est plus ou moins intense sans payer des heures supplémentaires ou en évitant la mise en place d’un chômage partiel, ce qui facilite l’organisation des plannings de travail.

Pour les salariés, la modulation requiert plus de flexibilité dans le planning de travail, ce qui peut faciliter les révisions des étudiants désireux de préparer leurs examens mais est parfois aussi plus difficile à conjuguer avec la vie personnelle. Par ailleurs, la modulation les prive du paiement des heures supplémentaires et du repos compensateur.

Limites de la modulation du temps de travail

Les accords de modulation doivent respecter les durées maximales de travail (articles L. 3121-18 et L. 3121-20 du Code du travail) :

  • Limite journalière : 10 heures.
  • Limite hebdomadaire : 48 heures.

Limites de la modulation du temps de travail pour les mineurs

Les mineurs ne doivent pas travailler plus de 8 heures par jour ni plus de 35 heures par semaine. Toutefois, un employeur peut demander une dérogation, à titre exceptionnel, auprès de l’inspection du travail. La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel a mis en place une nouvelle exception, qui permet de faire travailler les personnes de moins de 18 ans au-delà de ces seuils sans autorisation particulière.

Ainsi, un employeur peut demander à un jeune de moins de 18 ans de travailler au-delà de 35 heures par semaine, dans la limite de 40 heures, et au-delà de 8 heures par jour, dans la limite de 10 heures. Mais ces exceptions ne peuvent avoir lieu que dans certains secteurs d’activités et sous réserve que l’organisation collective du travail le justifie (décret n° 2018-1139 du 13 décembre 2018).

Les secteurs d’activités concernés sont les suivants :

  • les activités réalisées sur les chantiers de bâtiments ;
  • les activités réalisées sur les chantiers de travaux publics ;
  • les activités de création, d’aménagement et d’entretien sur les chantiers d’espaces paysagers.

Ces dérogations concernent les contrats conclus avec des jeunes depuis le 1er janvier 2019.

Pour en savoir plus :

  • Employeur ou salarié, suivez notre guide du contrat de travail téléchargeable gratuitement.
  • Toute heure travaillée au-delà de 35 heures donne droit à une rémunération plus favorable : c’est ce qu’on appelle la majoration des heures supplémentaires.
  • Les heures supplémentaires peuvent aussi droit au repos compensateur équivalent.

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google

En savoir plus sur Contrat de travail

Pointage Maladie, accident et maternité Congés et absences volontaires

Aussi dans la rubrique Durée du travail

    • Temps de travail effectif
    • Astreinte
    • Temps de trajet : peut-il être considéré comme du temps de travail ?
    • Pause déjeuner
    • Calculer son temps de travail mensuel
    • Heures supplémentaires
    • Comment calculer ses heures supplémentaires
    • Majoration des heures supplémentaires
    • Heures supplémentaires non payées
    • Repos compensateur de remplacement
    • Repos compensateur équivalent
    • Durée légale du travail
    • Amplitude horaire : durée maximale, règles et sanctions
    • Travail le dimanche
    • Travail de nuit
    • Horaires variables
    • Temps de pause au travail : les règles à respecter
    • Repos hebdomadaire
    • Courrier de refus d'un travail de nuit en raison de personnes à charge
    • Travailler un jour férié
    • Rémunération des jours fériés

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Contrat de travail

    Négocier un aménagement du temps de travail

    Mis à jour le 22/09/2021 11 min
  • Contrat de travail

    Annualisation du temps de travail

    Mis à jour le 25/06/2021 4 min
  • Carrière

    Gérer son temps au travail

    Mis à jour le 14/02/2017 5 min
  • Carrière

    Faire un emploi du temps

    Mis à jour le 01/12/2016 4 min

Sujets connexes

  • Travailleur indépendant
  • Assurance chômage
  • Assurance professionnelle
  • Création entreprise
  • Intérim
  • Travailleur handicapé
  • Prud'hommes
  • Portage
  • Recherche d'emploi
  • Carrière
  • Épargne salariale

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement