Aller au SommaireAller au contenu principal Aller au menu principal
page d'accueil de PagesJaunes
  • Menu

    • Animaux
    • Assurances et Finances
    • Démarches et Droit
    • Entreprise et Vie Professionnelle
    • Famille et Vie Personnelle
    • Internet et Multimédia
    • Jardin et Extérieur
    • Loisirs
    • Maison et Habitat
    • Santé et Bien-être
    • Services et Administration
    • Véhicules et permis
Revenir à la catégorie précédente : Rupture du contrat à l’initiative de l’employeur
  1. Accueil
  2. Entreprise et Vie Professionnelle
  3. Emploi
  4. Contrat de travail
  5. Quitter un emploi
  6. Rupture du contrat à l’initiative de l’employeur

Après un licenciement

Mis à jour le 21/06/2022

Temps de lecture estimé à 7 min

Rédigé par des auteurs spécialisés pagesjaunes

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google
Solde de tout compte
Rupture du contrat à l’initiative de l’employeur

Sommaire.

  1. Après un licenciement non contesté : procédure habituelle
  2. Après un licenciement contesté : cas et procédure

Au terme du licenciement, le salarié bénéficie de nombreux droits.

Après son licenciement, le salarié a des droits liés :

  • aux congés payés ;
  • au compte personnel de formation qui remplace le DIF (droit à la formation) depuis le 1er janvier 2015 ;
  • aux indemnités ;
  • aux documents de licenciement, etc.

Après un licenciement non contesté : procédure habituelle

Lorsque le salarié accepte le principe du licenciement personnel ou du licenciement économique, il bénéficie de mesures financières favorables :

Indemnité de licenciement

Elle est destinée à réparer le préjudice subi du fait de la perte de son emploi. L’employeur est tenu au paiement de cette indemnité quel que soit le type de licenciement : licenciement personnel, licenciement économique individuel ou licenciement économique collectif. Le salarié doit justifier d’une certaine ancienneté et ne pas avoir été licencié pour faute grave ou faute lourde.

Le montant de l’indemnité est calculé dans le respect des dispositions légales, conventionnelles ou contractuelles. Le salarié est privé d’indemnité de licenciement en cas de démission ou de rupture du CDD.

Bon à savoir

En cas de licenciement, le salarié est en principe tenu d’exécuter un préavis. Lorsqu’une faute grave intervient pendant l’exécution du préavis, celle-ci met un terme au préavis. L’indemnité de licenciement est alors calculée selon l’ancienneté acquise à la date d’interruption du préavis (Cass. soc., 11 septembre 2019, n° 18-12.606).

À noter

Les indemnités de licenciement sont en principe imposables. Toutefois, elles peuvent bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu, sous certaines conditions et limites. Lorsqu’un contribuable souhaite contester le caractère imposable d’une indemnité de licenciement, il doit produire tout document permettant d’apprécier la nature de l’indemnité et son caractère non imposable (CAA Paris, 26 novembre 2019, n° 18PA02026).

Par ailleurs, les indemnités correspondant à des remboursements de frais engagés par le salarié (frais de repas, de déplacement, etc.) ne sont pas prises en compte dans le calcul du salaire de référence pour le calcul de l’indemnité de licenciement. Ainsi, lorsque la rémunération du salarié comprend une partie en commissions incluant un pourcentage de remboursement de frais professionnels, ce pourcentage doit être exclu du calcul du salaire de référence (Cass. soc., 3 février 2021, n° 19-15.556).

Il en va de même pour les sommes versées au titre de la participation, de l’intéressement ou une indemnité compensatrice de congés payés.

Bon à savoir

Lorsqu’une salariée, initialement embauchée à temps plein, passe à temps partiel dans le cadre d’un congé parental, elle doit bénéficier, en cas de licenciement économique avec acceptation d’un congé de reclassement au cours de son congé parental, d’une indemnité de licenciement et d’une allocation de congé de reclassement calculée sur la base de son temps plein. Les juges posent ainsi une exception à la règle du prorata de l’indemnité de licenciement et de l’allocation de reclassement lorsqu’une salariée à temps plein passe ensuite à temps partiel dans le cadre d’un congé parental (Cass. soc., 18 mars 2020, n° 16-27.825).

Indemnité de congés payés et indemnité de préavis

Le salarié peut y prétendre également sous réserve de remplir les conditions.

À noter

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a remis en cause la jurisprudence de la Cour de cassation en matière de congés payés. En effet, elle considère qu’un salarié illégalement licencié et réintégré dans son emploi peut bénéficier de congés payés pour la période entre la date du licenciement illégal et la date de réintégration. Selon la CJUE, la période comprise entre la date du licenciement et celle de la réintégration doit être assimilée à une période de travail effectif pour la détermination du droit aux congés payés (CJUE, 25 juin 2020, aff. C-762/18 et C-37/19).

Chômage

Pour bénéficier du régime du chômage, le salarié doit produire des pièces justificatives. L’employeur doit remettre ces pièces (certificat de travail, attestation Pôle emploi, etc.) à tout salarié licencié. Le salarié licencié peut aussi bénéficier de mesures destinées à favoriser sa réinsertion.

Après un licenciement contesté : cas et procédure

Le salarié peut contester le licenciement sur la base de 3 fondements différents :

  • Licenciement irrégulier : l’employeur n’a pas respecté la procédure légale de licenciement.
  • Licenciement sans cause réelle et sérieuse : le licenciement n’est pas fondé sur un motif légal, c’est un licenciement injustifié.
  • Licenciement illicite : le licenciement est nul en raison de son caractère discriminatoire.

Dans ces conditions, le salarié peut opter, au choix, pour :

  • sa réintégration dans l’entreprise : il obtient dans cette hypothèse une indemnité correspondant au préjudice subi au cours de la rupture abusive du contrat de travail ;
À noter

Le licenciement d’une salariée en raison de son état de grossesse est nul. Si la salariée demande sa réintégration après prononciation de la nullité de son licenciement, elle bénéficie d’une indemnité égale au montant de la rémunération qu’elle aurait dû percevoir entre la date de son éviction de l’entreprise et celle de sa réintégration, sans déduction des revenus de remplacement dont elle a éventuellement pu bénéficier au cours de cette période (Cass. soc., 29 janvier 2020, n° 18-21.862).

Bon à savoir

Lorsque la nullité du licenciement d’un salarié en arrêt de travail à la suite d’un accident de travail est prononcée, le salarié bénéficie d’une indemnité d’éviction qui est calculée en fonction du salaire dont il aurait dû bénéficier pendant la période écoulée entre le licenciement et la réintégration, au poste qu’il occupait avant la suspension du contrat de travail. Il convient donc de retenir le salaire « normal » et non le salaire réduit du fait de l’arrêt de travail ou d’un temps partiel thérapeutique (Cass. soc., 9 décembre, n° 19-16.448).

  • une indemnisation : cumulable avec les indemnités reçues au terme de son licenciement.

Pour les licenciements notifiés à compter du 24 septembre 2017, le montant des indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est fixé selon un barème dont le montant est compris entre les montants minimaux et maximaux fixés par l’article L. 1235-3 du Code du travail.

Suite aux réserves de plusieurs conseils de prud’hommes ayant refusé d’appliquer le barème, la Cour de cassation s’est prononcée sur la conventionnalité dudit barème, tant au regard de l’article 10 de la convention n° 158 de l’Organisation internationale du travail que de l’article 6 § 1 de la Convention européenne des droits de l’homme (avis n° 15012 et n° 15013 du 17 juillet 2019). La chambre sociale de la Cour de cassation a confirmé cet avis (Cass. soc., 11 mai 2022, n° 21-14.490).

Bon à savoir

Un simulateur mis en ligne par service-public.fr vous permet d’évaluer le montant des dommages et intérêts susceptibles d’être fixés par le juge prud’homal en cas de licenciement abusif, c’est-à-dire sans cause réelle et sérieuse.

Pour les licenciements notifiés avant le 24 septembre 2017, le juge des prud’hommes peut se référer à un barème indicatif pour fixer le montant des indemnités versées par l’employeur. Ce barème prévoit un minimum de 1 mois de salaire (moins de 1 an de présence dans l’entreprise) et jusqu’à 21,5 mois de salaire (à partir de 43 ans de présence).

À noter

Un salarié peut demander au conseil de prud’hommes le versement d’une indemnité complémentaire si les circonstances, dans lesquelles le licenciement injustifié est intervenu, sont de nature à lui avoir causé un préjudice distinct de celui provoqué par la perte de son emploi. Cette indemnité spécifique est cumulable avec une éventuelle indemnité pour licenciement sans cause réelle et sérieuse (CA Bastia, 8 novembre 2017, n° 16/00284).

Afin de mettre fin au contentieux, employeur et salarié peuvent également se mettre d’accord sur le versement d’une indemnité forfaitaire de conciliation. Le montant de cette indemnité peut aller de 2 à 24 mois de salaire, en fonction de l’ancienneté du salarié.

Bon à savoir

Important : le salarié devra veiller à respecter le délai de prescription. L’ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017 relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail a voulu diminuer les délais de contestation suite à la rupture du contrat de travail. Désormais, « toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture » (article L. 1471-1 du Code du travail, alinéa 2).

Bon à savoir

Le salarié qui souhaite contester son licenciement a la possibilité de le faire à moindre coût, en sollicitant l’aide juridictionnelle.

Partager cet article sur :

Ouvrir une nouvelle fenêtre pour Ajouter pagesjaunes en favori sur Google

En savoir plus sur Contrat de travail

Rupture côté salarié Rupture commune Rupture CAE Documents de fin de contrat

Aussi dans la rubrique Rupture du contrat à l’initiative de l’employeur

    • Rupture anticipée CDD
    • Résiliation CDD employeur
    • Notification de décision de rupture de CDD pour raison de force majeure
    • Convocation à entretien préalable à rupture anticipée de CDD pour faute grave
    • Décision de rupture anticipée de CDD pour faute grave
    • Convocation à l'entretien préalable à une rupture de CDD pour faute grave
    • Rupture contrat de professionnalisation
    • Licenciement apprenti
    • Rupture contrat d'apprentissage
    • Licenciement d'un apprenti
    • Notification de la rupture d'un contrat de professionnalisation
    • Plan de départ volontaire
    • Délai de prévenance

Ces pros peuvent vous aider !

À lire aussi

  • Contrat de travail

    Motif licenciement

    Mis à jour le 27/10/2023 10 min
  • Contrat de travail

    Lettre de licenciement

    Mis à jour le 03/10/2023 8 min
  • Contrat de travail

    Comment annoncer un licenciement ?

    Mis à jour le 13/11/2020 9 min
  • Contrat de travail

    Contester un licenciement

    Mis à jour le 20/09/2023 10 min

Sujets connexes

  • Travailleur indépendant
  • Assurance chômage
  • Assurance professionnelle
  • Création entreprise
  • Intérim
  • Travailleur handicapé
  • Prud'hommes
  • Portage
  • Recherche d'emploi
  • Carrière
  • Épargne salariale

Nos autres univers

  • Animaux
  • Assurances et Finances
  • Démarches et Droit
  • Entreprise et Vie Professionnelle
  • Famille et Vie Personnelle
  • Internet et Multimédia
  • Jardin et Extérieur
  • Loisirs
  • Maison et Habitat
  • Santé et Bien-être
  • Services et Administration
  • Véhicules et permis

Infos légales, cookies et vie privée

  • Mentions légales
  • Infos Cookies
  • Vos données en question
  • Accessibilité
  • Protection de la vie privée
  • CGU des services du compte
  • Référencement sur PagesJaunes

Des questions sur nos services

  • Aide utilisateur
  • Contactez-nous
  • Blog PagesJaunes

Astuces et guides

  • Astuces
  • Guides pratiques
  • Tips
  • Fiches pratiques
  • Contenus téléchargeables

Nos réseaux sociaux

  • Facebook
  • Facebook PagesConseils
  • Twitter
  • Instagram
  • Pinterest
  • LinkedIn
  • YouTube
  • YouTube PagesConseils

PagesJaunes est une marque du groupe Solocal

  • Charte du groupe
  • Recrutement